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Daze (Dole), élue plus belle boutique de France par PGVG Magazine !

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En exclusivité voici le classement des plus belles boutiques de vape élues par PGVG Magazine, premier magazine historique des pros de la vape en France.

Palmarès 2018 du concours PGVG des plus beaux vape shops de France

1. Daze (Dole)

2. Smokee Store (Le Cannet)

3. House of Vapes (Clermont-Ferrand)

Daze (Dole), élue plus belle boutique : interview

Quand avez-vous ouvert cette boutique ?

Alexis Calandras : Cette boutique a ouvert ses portes le 1er décembre 2017.

Fait-elle partie d’un réseau ?

A. C. : Pas à proprement parler, je n’aime pas nous définir comme cela. Nous restons pour l’instant une structure à taille humaine et c’est seulement notre 4e boutique.

Pourquoi avoir mis autant de soin dans l’agencement de cette boutique ?

A. C. : L’agencement, ce n’est qu’un aspect qui s’inscrit dans une réflexion et une approche du marché beaucoup plus complexe. Nous travaillons dans la vape depuis 2011 et nous sommes originaires de Lons-le-Saunier (Jura). Nous avons alors dû faire le choix entre deux stratégies différentes. La première consiste à ouvrir un maximum de points de vente dans un laps de temps restreint et la deuxième, plus lente, où l’on se donne 3 ou 4 ans pour construire une approche solide et irréprochable. Nous avons instinctivement opté pour cette deuxième option. Attendre que le produit arrive à maturité, s’entourer de partenaires que l’on considère comme les plus sérieux et les plus proches de notre philosophie, construire une offre orientée sur le sevrage tabagique, créer une structure managériale solide et fluide, créer des liens forts avec les centres d’addictions locaux, instaurer une formation continue de nos équipes en boutique, etc. Le soin que l’on apporte à nos boutiques est tout simplement la retranscription de tout cela. On ne pouvait pas faire moins.

Faites-nous faire le tour du propriétaire.

Candice-Martin, vendeuse en alternance et Clarisse Martin, gérante de la boutique. Contrairement aux apparences, elles n’ont aucun lien de parenté

A. C. : L’exercice n’est pas évident et nous souhaitons garder une part de mystère. C’est une question relativement “intime” et notre histoire nous a rappelé à de nombreuses reprises qu’il n’est pas bon de tout dévoiler. Bien évidemment, nous avons pensé au parcours du client dans l’espace de vente, chaque module est bien à sa place, chaque partenaire a droit à son espace et à une mise en avant particulière. Nous avons travaillé longuement sur l’expérience sensorielle et nous avons mis en place des systèmes de dégustation hors normes et poussés aux limites de ce qui est actuellement possible. D’autres coins font également la part belle au high end avec une mise en avant toute particulière. Je m’arrêterai là car les photos parlent d’elles-mêmes.

Comment avez-vous pensé cette boutique ?

A. C. : Cette boutique de 60 m² est peut-être la plus aboutie de toutes celles que nous avons eu la chance d’ouvrir jusqu’à présent. Elle est le pur produit du concept de notre marque Daze. C’est en travaillant sur nos valeurs, nos engagements, notre identité ainsi que notre philosophie que nous avons “déroulé la pelote” afin de concevoir un espace qui reflète ce en quoi nous croyons. Nos convictions sont fortes et notre désir est aussi d’apporter un “plus” au marché en proposant quelque chose de résolument différent, qui surprend. De nombreux clients s’étonnent de trouver dans leur petite ville une boutique au design soigné et à l’ambiance étudiée. Quelque part, c’est un peu triste de s’imaginer que les petites villes ne méritent pas ce type de boutique. Ce qui les étonne plus encore, c’est d’y trouver une offre de qualité à prix abordable ! Cette surprise, c’est ce que nous voulons déclencher chez nos clients. Pour nous, c’est une manière de démocratiser encore plus la cigarette électronique et de mettre en valeur un produit qui ne fait malheureusement pas toujours l’unanimité auprès de l’opinion publique. Nos boutiques visent à délester la vape du poids qui pèse d’ores et déjà sur elle : celui d’un produit à l’image qui reste caricaturale et négative pour tout une frange de la société. C’est en débarrassant la cigarette électronique de ces préjugés et de cette image un peu vulgaire que l’on pourra espérer attirer les fumeurs qui ne mettraient jamais un pied dans un vape shop.

Comment décririez-vous son style, son univers ?

A. C. : Nous avons simplement créé quelque chose qui nous ressemble et que nous avons envie de partager. Notre équipe s’y sent bien et nos clients aussi ! Si nous devions décrire son style, ce serait sûrement un mélange d’influences à mi-chemin entre l’idée d’un concept store dédié à la vape et l’esprit du coffee-shop (celui où on prend un café, hein !), à la fois arty, stylé et recherché mais suffisamment chaleureux et accueillant pour ne pas intimider. Nous sommes des amoureux des belles choses : le design et l’esthétique font partie de ces choses qui sont parfois négligées, à tort ! Lorsque nous découvrons le monde, nous le faisons d’abord avec les yeux : alors pourquoi ne pas miser sur cela pour faire découvrir la vape ? Par ailleurs, Nicolas Pelletier, notre ébéniste aux mains d’or, a créé notre mobilier “signature”. Le bois apporte cette chaleur à la modernité parfois trop froide du béton que nous aimons utiliser également dans nos boutiques. Et puis le bois, ça nous connaît dans le Jura !

“Nous orientons notre discours autour d’une vape raisonnée et raisonnable pour le quotidien”

À quels types de clients s’adresse-t-elle ?

A. C. : Avant tout à des fumeurs ! Pour une bonne et simple raison, et on ne le répétera jamais assez, la vape est un outil fantastique qui contribue à la réduction des risques liés au tabagisme. La tendance du “geek” derrière le comptoir qui a oublié ou n’a jamais vraiment su quels sont les éléments clés qui permettent à un fumeur de dire au revoir à son paquet de clopes, ça ne nous intéresse absolument pas. Bien évidemment nous sommes passionnés par les beaux objets mais nous orientons notre discours autour d’une vape raisonnée et raisonnable pour le quotidien. Dans ce sens, les cloud chasers ont beaucoup de mal à se reconnaître dans notre concept. Mais ce n’est pas grave. Le marché s’est clairement segmenté avec l’arrivée des pratiques ultra-récréatives ces dernières années. Nous avons alors fait le choix de faire des choix ! Nous croyons beaucoup à cette différence que l’on cultive au quotidien.

“Une de nos marques de fabrique, c’est le high end ! ”

Quelle est votre offre commerciale ?

A. C. : Notre offre et très “cérébralisée”. Nous sommes ultra-exigeants et ultra-sélectifs. 90 % de celle-ci est orientée vape de sevrage et vape du quotidien. Pour autant, car nous sommes des esthètes, une de nos marques de fabrique, c’est le high end ! Depuis nos débuts, on a toujours cru à ces produits qui sont complètement oubliés des shops physiques car trop chers et peu générateurs de marge. C’est une erreur grossière de ne pas avoir cru et su développer ce type de produits en France. Encore une fois, et on n’a rien inventé, ce sont avant tout des outils de communication. Depuis l’application de la directive européenne, nous sommes privés de tout cela et cette stratégie du high end, qui représente un fort potentiel communautaire, est un plus indéniable. Nous avons réussi à instaurer cette culture du bel objet, de la vape subtile et sélective. Quoi de mieux que de proposer des marques comme Taifun, Steampipes, StattQualm, Atmizoo ou SvoëMesto ? On y a cru dur comme fer dès le début et cela nous a permis de créer une sorte de communauté locale autour de cet univers. Côté liquide, nous aimons les partenariats à long terme et nous avons construit notre offre au fil des ans et des rencontres. Nous avons réussi, je pense, à créer une belle synergie cohérente avec l’exigence de notre cahier des charges. Nous avons donc associé Green Liquides, Vape Cellar, Vincent dans les Vapes, Phodé Sense et Vape 47. Encore une fois, on ne s’est pas éparpillé et cela permet d’apporter un peu de lisibilité aux consommateurs. Signe que nos boutiques sont orientées sur le sevrage, les goûts “tabac” représentent plus de 40 % de nos ventes de liquides.

“Pas de DIY, pas de ZHC ou autre méthode pour contourner les barrières créées par la nicotine”

Quelles sont ses spécificités ?

A. C. : Nous ne donc que des produits finis depuis le premier janvier 2017 ! Pas de DIY, pas de ZHC ou autre méthode pour contourner les barrières créées par la nicotine. La raison est simple : nous sommes sur un marché de masse et nous touchons à la santé. Le législateur a, volontairement ou non, oublié d’encadrer les produits sans nicotine. C’est tout simplement effarant ! Même dans le cadre de la notification des produits finis, cela ne reste que du déclaratif. Cela dit, et c’est une évidence, le cadre juridique est amené à évoluer vers une normalisation plus contraignante, c’est juste une histoire de temps. Nous comprenons les consommateurs qui se dirigent vers des liquides à booster, les systèmes de station de remplissage en libre-service, etc. L’argument “prix”, à un moment où tout le monde se serre la ceinture, est largement compréhensible. Pour autant, si l’on éduque correctement les vapoteurs, et qu’ils arrivent à faire le distinguo entre vape récréative avec tout ce que ça implique et vape raisonnable, ils s’y retrouvent largement, consomment moins mais mieux. Au-delà des aspects mercantiles, nous avons une équipe formidable, disponible, attentive. Nous aimons par-dessus tout partager notre passion avec nos collaborateurs, mais aussi et surtout avec nos clients et faire de nos shops des lieux de convivialité et de respect où des personnes d’horizons différents et d’âge différents échangent autour de la vape. C’est notre plus belle réussite.

De gauche à droite, Nicolas Pelletier, ébéniste, Alexis Calandras et son associée Christine Calandras.

Combien de salariés y travaillent ?

A. C. : À l’heure actuelle, Daze c’est une équipe de quinze personnes. Et sur Dole, nous avons 2 personnes en permanence. Clarisse est notre responsable de boutique sur ce secteur et sort d’une formation en alternance de 2 ans chez nous. C’est également une de nos marques de fabrique, nous aimons accompagner les jeunes et leur donner leur chance.

“Quelques boutiques devraient voir le jour courant 2019”

Quels sont vos projets concernant la boutique et/ou Daze ?

A. C. : Ces 7 années de travail nous ont amenés à une maturité certaine à tous les niveaux. Même si la remise en question est permanente, nous avons tout réuni pour être prêts à nous développer de manière plus intensive. Quelques boutiques devraient voir le jour courant 2019 mais cela reste très confidentiel, on aime bien cultiver l’effet “surprise”.

Daze, Vapour House – 22, rue de Besançon – 39100 Dole

Seconde place : Smokee Store (Le Cannet)

Troisième place : House of Vapes (Clermont-Ferrand)

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